Le Bitcoin a recule au reveil du 2 septembre, entraine par un choc geopolitique. Vers 13 h heure de Paris, il s'echangeait autour de 76 597 dollars, en baisse de 1,5 % sur la journee. L'Ethereum cedait 2 %, a environ 2 374 dollars.
La cause est claire, et elle n'a rien de crypto. Selon Yahoo Finance, les prix ont plonge apres une nouvelle serie de frappes americaines contre des cibles iraniennes. Teheran a riposte en visant des bases militaires avec des roquettes et des drones.
Le declencheur vient d'Iran
Le mecanisme est indirect mais efficace. L'escalade fait grimper le prix du petrole. Un petrole plus cher nourrit les craintes d'inflation. Et l'inflation, quand elle repart, pousse les banques centrales a durcir le ton. Le Bitcoin, actif sans rendement, souffre dans ce type de contexte.
Ce n'est pas la premiere fois que le marche relie une hausse des taux a une baisse des cours. Nous l'avions deja observe quand le Bitcoin passait sous 78 000 dollars sur le pari d'une hausse des taux.
La Fed, l'autre pression
La reunion de la Reserve federale approche. Les frappes en Iran augmentent la probabilite d'un tour de vis monetaire en septembre. CoinDesk rappelait des le 1er septembre que le mois est historiquement difficile pour le Bitcoin, un risque que nous avions detaille quand le Bitcoin abordait son mois le plus faible. Vous pouvez relire l'analyse de CoinDesk sur ce mois de septembre a risque.
Actif refuge ou actif a risque
Le point interessant est la reaction du Bitcoin. Longtemps presente comme un or numerique, une valeur qui protege des crises, il se comporte ici comme un actif a risque classique. Quand la peur monte, les capitaux fuient vers le dollar et les obligations, pas vers la crypto.
Cet ecart entre le discours et le comportement reel merite d'etre garde en tete. Un actif refuge monte quand le monde tremble. Le 2 septembre, le Bitcoin a fait l'inverse. Les prochaines seances diront si ce reflexe se confirme ou si le marche reprend vite ses esprits une fois le choc geopolitique digere.